Réseau Liberté-Québec

LA SANTÉ

POUR UN SYSTÈME MIXTE PUBLIC-PRIVÉ EN SANTÉ ET LA FIN DU DOGME DE L’ÉTAT PAYEUR UNIQUE

Parmi tous les pays occidentaux offrant un système universel de soins de santé, le Canada fait exception. De l’avis de tous les analystes et des organisations mondiales de la santé, l’État payeur unique a atteint ses limites. En effet, le contribuable québécois ne peut plus supporter un taux de croissance des dépenses publiques en santé aussi élevé (7%). Aussi, les membres du RLQ sont d’avis que la difficulté de consulter un médecin de famille ainsi que les temps d’attente pour des soins spécialisés ne pourront se résoudre qu’en apportant des changements structurels au système de santé.

Selon eux, ce n’est pas une question d’argent ni une question de gestion. Si cela avait été le cas, les énormes sommes investies dans les dernières années auraient résolu les problèmes. L’heure est donc venue de suivre l’exemple de tous les autres pays qui ont des systèmes mixtes de santé et où l’attente est inexistante. Le patient doit avoir le choix et la liberté de se faire offrir ses soins par un système public ou par des établissements privés.

Concrètement, une grande majorité des membres du RLQ croient:

  • Que l’État doit limiter son rôle à celui d’assureur public. Il doit établir des normes de qualité et de performance des établissements. La production des soins et services doit être confiée à un ensemble d’établissements autonomes et imputables. (96%) Cela implique donc la fin de la gestion et de l’administration centralisée de la prestation des soins et services.
  • Que la croissance des dépenses publiques en santé doit être plafonnée à celle des revenus de l’État (ou du PIB) (87%);
  • Que ceci ne serait possible que si l’on introduit de la concurrence dans le système, en brisant le monopole avec un système de santé mixte (public-privé), en permettant des hôpitaux privés financés à la fois par le public et des contributions privées, en libérant les directions d’établissement des conventions collectives, ou du moins des clauses portant sur l’organisation du travail, en rendant les établissements responsables de leur administration, etc. (87%)
  • Que la contribution en santé (l’impôt santé de 200$) devrait être abolie, mais qu’elle pourrait être remplacée par une contribution directe des patients à leur clinique de médecine familiale. (87%)
  • Que le panier de services “universel” et “gratuit” est trop étendu et doit être revu. Il faut le revoir à la baisse pour contenir la croissance des dépenses publiques, les soins non couverts par l’assurance publique seraient couverts par d’autres sources de financement (assurances privées, contributions utilisateurs, tarifs à la visite, abonnement à une clinique de médecine familiale, etc.) (94%)
  • Que le programme public d’assurance-médicaments ne doit couvrir que les assistés sociaux. Le reste de la population doit être couverte par des assurances privées (56%)
  • Que les infirmières devraient avoir le droit de poser des gestes médicaux de base. (95%)
  • Que les pharmaciens devraient avoir le droit de poser des gestes médicaux de base. (92%)

Le RLQ a demandé aux principaux partis politiques de lui indiquer comment leur offre politique répond à la vision des membres du RLQ. Nous afficherons plus bas leurs réponses dès qu’elles seront reçues.

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