Réseau Liberté-Québec

LE RÔLE DE L’ÉTAT

POUR UNE RÉVISION DU RÔLE DE L’ÉTAT

Les membres du Réseau Liberté-Québec sont d’avis que le redressement des finances publiques, le retour à l’équilibre budgétaire et la stabilisation de la dette publique ne seront possibles que si l’on revoit le rôle de l’État.

En effet, selon un sondage mené auprès des membres du RLQ au printemps 2012, 76% d’entre eux considéraient que l’enjeu principal au cours des 10 prochaines années allait être l’épuisement de la social-démocratie et la remise en question du rôle de l’État.

De même, même si 79% des adhérents au RLQ reconnaissaient que le gouvernement doive définir et s’assurer de la qualité des services publics, ils reconnaissaient tout autant qu’il est temps de revoir la façon dont les services publics étaient financés et produits.

LE RÔLE DE L’ÉTAT SELON LE RLQ

  • L’État québécois doit définir et s’assurer de la qualité des services publics.
  • Le financement des services doit être partagé par l’État (pour les plus démunis) et l’utilisateur (tarification ou concept d’utilisateur-payeur).
  • La production devrait être confiée à une diversité de fournisseurs dans un environnement concurrentiel qui assurerait une plus grande liberté de choix du citoyen.

En ce sens, les membres du RLQ rejoignent les conclusions d’une analyse effectuée dans le cadre de l’initiative “Focus Stratégie 2010” qui démontrait la façon dont les budgets des ministères du gouvernement du Québec étaient alloués. Dans cette analyse, trois grands rôles de l’État y sont définis.

  • Rôle de régulateur (lois et règlements): 11% des dépenses de l’État
  • Rôle de redistributeur (mesures fiscales et filet de sécurité sociale): 15%
  • Rôle d’opérateur (producteur de services publics): 60%!!!
  • Service de la dette: 14%

Selon ces analystes, “Le rôle de pourvoyeur exclusif de services publics que se donne le gouvernement doit être revu, notamment dans le domaine de la santé. De nos jours, la prestation des services publics requiert flexibilité et agilité. Nos monopoles publics reflètent un autre âge, où ils étaient peut-être pertinents. Aujourd’hui, ils sont dépassés ou à requestionner.

Les membres du RLQ souhaitent donc qu’aient lieu:

  • un véritable exercice de “réingénierie” de l’État québécois
  • un allègement gouvernemental (moins de bureaucratie et de réglementation)
  • une révision des conventions collectives de façon à pouvoir congédier des employés de l’État pour cause de manque de travail et à assouplir l’organisation du travail
  • plus de concurrence (vs. monopoles publics) dans la prestation des services publics

Bref, le RLQ souhaitent d’importantes réformes structurelles où les citoyens seront appelés à se réapproprier leurs libertés et responsabilités individuelles.

L’ÉTAT, GARDIEN DE LA DÉMOCRATIE, DE LA JUSTICE, DE LA LOI ET L’ORDRE

Le printemps 2012 a mis à rude épreuve les institutions démocratiques du Québec. On l’a vu, “la rue” a défié le système judiciaire, les forces de l’ordre, le parlement québécois et donc, la démocratie elle-même.

Pourtant, une des missions fondamentales de l’État est d’être le gardien de la démocratie, de la justice, de la loi et l’ordre. En ce sens, par exemple, les libertés fondamentales de circuler, d’accéder à sa formation ou à son travail doivent primer.

Il est également du devoir de l’État de voir à la sécurité des personnes et la protection des droits de propriété. Comme en témoigne Ian Sénéchal, en démocratie, il y a des règles à respecter.

« Quand on sort de ce cadre si simple, on ne respecte pas le jeu démocratique. Quand on l’encourage, on est irresponsable. Quand on ferme les yeux, on est complice. »

GROUPES D’INTÉRÊTS ET CORRUPTION

“L’élargissement et la centralisation des fonctions étatiques porteraient un coup mortel à la liberté.”

Raymond Aron sur Alexis de Tocqueville et La Démocratie en Amérique

Un gros État entraîne donc des conséquences sur la démocratie et peut même créer des conditions propices à la corruption. Des groupes extrêmement bien organisés, quelques fois même financés par l’État, font maintenant démesurément pression sur le gouvernement pour obtenir des mesures protectionnistes, des monopoles, des subventions et autres privilèges.

Aujourd’hui, le modèle québécois découle bien plus de la volonté de minorités et de groupuscules actifs et bien organisés qui réussissent à faire payer leurs volontés à une majorité peu organisée et peu intéressée, à la limite indifférente.

Il devient donc urgent, pour la saine conduite de la démocratie québécoise, de diminuer le rôle et la portée de l’action gouvernementale.

Le RLQ a demandé aux principaux partis politiques de lui indiquer comment leur offre politique répond à la vision des membres du RLQ. Nous afficherons plus bas leurs réponses dès qu’elles seront reçues.

Réseau Liberté-Québec